Rémy Heitz, délégué Interministériel à la Sécurité Routière a annoncé que le permis à point est « obsolète » et souhaite donc revoir le fonctionnement de ce système.
Cette réforme tombe à point nommé à moins d’un an de la prochaine élection présidentielle.
Après avoir fait de la Sécurité Routière un chantier national en 2002, les pouvoirs publics changent leur fusil d’épaule pour tenter de rassembler un maximum d’électeurs potentiels.
Car concrètement, pourquoi certains, tels que les employés, auraient-ils le droit de repasser plus rapidement leur permis que les autres ? Pourquoi se verraient-ils accorder des avantages que d’autres non pas ? De même, pourquoi les auteurs de petites infractions ne seraient-ils pas ou moins sanctionnés ? Les règles sont les mêmes pour tous et doivent être appliquées à tous de la même manière, au nom du principe de l’égalité.
Ce revirement est une véritable aberration. Il faut souligner l’incohérence et la dangerosité de cet objectif. En effet, si le nombre de tués et blessés sur la route a globalement baissé depuis 2002, on ne peut accepter que les chauffards et autres dangers puissent bénéficier d’une quelconque clémence. Les accidents de la route brisent des vies, et restent notamment la première cause de mortalité chez les jeunes et il est impératif de combattre ce danger.
Ce serait renier tout le travail que de nombreuses associations, dont la Route des Jeunes en tant que première association de sécurité routière créée par et pour les jeunes, ont fait ces dernières années pour sensibiliser le maximum de conducteurs aux dangers du volant.
Cette possible réforme du permis à point et du système de sanction va à l’encontre des valeurs érigées par les autorités publiques à savoir respect des règles et des autres, car la dimension citoyenne de la conduite n’est plus à prouver.
La Route des Jeunes réclame donc que cet aménagement, aux intérêts purement électoralistes soit simplement abandonné et que la politique de sécurité routière menée par le gouvernement conserve cohérence et efficacité.